Ce n’est pas parce que deux ans ont déjà passé que les conséquences des destructions insurrectionnelles de 2024 ne se font pas sentir ! Les conséquences sur la vie, sur le quotidien, sur les aspirations et les espoirs. À ceux qui l’auraient oublié – ou qui voudraient volontairement l’oublier – 2024 c’est l’action de la CCAT pour détruire le vivre ensemble calédonien, déjà fragile et si ténu. Pour se faire, il fallait tout détruire, l’économie comme tout ce qui pouvait rassembler et créer du lien, ainsi les édifices religieux ou culturels. Et c’est ce qu’ils ont fait ! Le problème est que ce sont les populations les moins avantagées qui payent le prix le plus fort des conséquences de cette folle inconséquence, et cela constamment depuis deux ans. Prenons l’exemple du Mouv’, ce temple de la musique calédonienne, installé à Rivière Salée ce qui n’était pas anodin, un lieu de culture et d’union, victime lui aussi des émeutes, et que la municipalité va transformer en halle ouverte pour le marché du quartier. Les bonnes âmes hurlent évidemment, alors qu’il faut rester logique ! Si les émeutiers ont détruit le Mouv’, c’est qu’ils n’en voulaient pas, dans ces conditions pourquoi donc reconstruire un équipement dont à l’évidence on ne veut pas ? C’est cela aussi le prix des actions de la CCAT que les populations de ces quartiers, et finalement tout le monde, doivent hélas payer.
Lucien Lacombe

