Nouvel épisode dans le feuilleton du rachat de Prony Resources. Après le coup d’arrêt de septembre, le dossier repartirait dans le bon sens.
Nouveau rebondissement dans le feuilleton de la reprise de 74 % des parts de l’usine du Sud. Alors que le consortium NBM est « sur le coup » depuis près de deux ans, avec des « hauts » et pas mal de « bas », le dossier serait-il en train de se débloquer ? Sonia Backes veut le croire, alors que le président de la République s’est rendu aux Émirats arabes unis fin octobre. « Les difficultés ont été levées concernant toutes les problématiques qui étaient encore bloquantes, donc l’offre de NBM devrait normalement aboutir d’ici fin janvier », a indiqué la présidente de la province Sud. « C’est une série, ça change tout le temps, mais là, ça va plutôt dans le bon sens. »
Ascenseur émotionnel
Il faut dire que ce nouveau retournement tranche avec le dernier épisode. Le 10 septembre, le consortium NBM avait annoncé qu’il ne déposerait pas de nouvelle offre de reprise de Prony Resources dans les conditions actuelles. Seul candidat en lice, l’acheteur invoquait deux obstacles, notamment la flambée du prix du soufre pour laquelle un mécanisme de compensation était demandé. Par ailleurs, NBM comptait s’appuyer sur l’ingénierie du groupe chinois Enfi, avec l’intervention technique temporaire à Prony de quelque 200 techniciens chinois, une option écartée par l’Élysée, selon la mission transpartisane à Paris en septembre. La présidente de la province Sud avait alors adressé un courrier à Emmanuel Macron pour maintenir le dialogue et trouver une issue à l’impasse. NBM n’avait toutefois pas fermé définitivement la porte et avait indiqué qu’il pourrait reconsidérer sa position si ces deux points étaient réexaminés. Il faut croire que les choses sont en train de se décanter et que NBM pourrait revenir dans la course, jusqu’à la ligne finale. D’autant que l’État a octroyé mi-septembre un nouveau prêt à PRNC pour l’aider à faire face à ses coûts d’approvisionnement en soufre. De quoi faire sauter, a minima, le premier verrou imposé par le groupe émirati. Selon nos informations, l’obstacle autour de la présence technique de Chinois sur le territoire serait également en train de se régler.
B.Z
Un plan d’urgence pour les sous-traitants de PRNC
Face à la flambée du soufre, PRNC a dû réduire drastiquement sa production, de près de 65 %. Les entreprises sous-traitantes sont les premières impactées. Le 3 novembre, le bureau de l’assemblée de la province Sud a adopté un plan d’urgence de 1,3 milliards de francs pour voler à leur secours, financé par l’État à hauteur de 90 %. Ce dispositif concernera 67 entreprises identifiées par l’industriel. Pour bénéficier de l’aide, elles doivent notamment être basées en province Sud et justifier d’une baisse d’au moins 30 % de leur chiffre d’affaires réalisé avec PRNC par rapport à l’année dernière. L’aide peut couvrir jusqu’à 70 % de la perte, d’octobre 2026 à mars 2027. Les demandes sont à déposer avant le 30 avril.

