Deux ans après les émeutes de 2024, les entreprises calédoniennes retrouvent progressivement de l’activité. Mais derrière l’amélioration du climat des affaires, les séquelles restent profondes : près d’un tiers des entreprises tournent encore à la moitié ou moins de leur niveau habituel et 68 % estiment qu’il leur faudra plus d’un an pour revenir à la normale.
La reprise se dessine, mais elle reste fragile. Dans sa dernière enquête consacrée à l’impact des émeutes sur les entreprises calédoniennes, datée de septembre, l’Institut d’émission d’Outre-mer (IEOM) confirme une amélioration progressive de la situation économique. L’indicateur du climat des affaires, lourdement affecté par les émeutes de mai 2024, a retrouvé des couleurs au fil des trimestres. Tombé à 66 au deuxième trimestre 2024, il atteint désormais 105,6, son niveau du deuxième trimestre 2026. Cette remontée traduit un redressement réel. Mais elle ne signifie pas que les conséquences de la crise entreprises sont effacées pour les entreprises.
Près d’une entreprise sur trois encore très loin de son niveau habituel
Au deuxième trimestre 2026, 32 % des entreprises interrogées déclarent encore avoir réalisé un niveau d’activité inférieur ou égal à 50 % de leur niveau habituel. C’est certes trois points de moins qu’au trimestre précédent, mais cela représente toujours près d’une entreprise sur trois. Le mouvement le plus significatif se situe toutefois à l’autre extrémité de l’échelle. Désormais, 48 % des entreprises déclarent fonctionner entre 76 % et 100 % de leur niveau d’activité habituel. Une proportion en nette progression, puisqu’elle gagne 14 points en trois mois et atteint son plus haut niveau depuis le début de la crise. L’IEOM observe ainsi que « le nombre d’entreprises ayant constaté un niveau d’activité relativement proche de celui d’avant crise progresse sensiblement ». Autre signe d’amélioration : la part des entreprises confrontées à un arrêt quasi total de leur activité est tombée à 11 %, contre 18 % trois mois plus tôt.
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B.Z


