Une quarantaine de scientifiques et partenaires du projet MaHeWa – pour Marine Heat Waves, les canicules marines – se sont réunis du 7 au 10 septembre à l’IRD pour faire le point sur les travaux et les avancées concernant les canicules marines dans le Pacifique Sud. Au programme, étude des risques, prévision et restauration.
Les canicules marines sont des épisodes prolongés de températures océaniques extrêmes. Elles peuvent avoir des effets dévastateurs sur les écosystèmes marins, comme le blanchissement des coraux, la mortalité d’espèces côtières ou la prolifération d’algues toxiques. “Il s’agit d’une anomalie de température largement plus élevée que la moyenne saisonnière, relevée sur une période de cinq jours au moins”, précise Sophie Cravatte, directrice de recherche à l’IRD, océanographe physicienne et coordinatrice du projet MaHeWa. L’intensité et la fréquence des canicules marines sont amenées à augmenter. “Elles sont déjà beaucoup plus fréquentes depuis quinze ans et sont liées au réchauffement des océans. Des records sont battus chaque année”, affirme la scientifique.
Une menace pour les populations des Outre-mer
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I.P.


