Une quatrième compagnie donc à Dumbéa pour le Régiment du service militaire adapté, et toute la Nouvelle-Calédonie s’en réjouit. Car les Calédoniens apprécient cette unité militaire spécifique au sein de laquelle on apprend autant à marcher au pas qu’un métier. Le RSMA nourrit la nostalgie du service militaire, ce rite initiatique de passage que de viles considérations financières ont aboli, une erreur fondamentale dont on paye aujourd’hui le prix. Dans tout le système de formation professionnelle, le RSMA tient une place de choix, ses résultats sont excellents, ses formateurs et ses formations de qualité, et ses jeunes volontaires motivés. Et tout cela quand la Chambre territoriale des comptes s’interroge sur l’efficacité notamment de la formation des jeunes éloignés de l’emploi, comme si les systèmes civils montraient toute leur inefficience vis-à-vis de ce que proposent les militaires. C’est aussi pour cela que le débat sur le « service » est relancé et que les autorités cherchent des formules qui pourraient s’apparenter à ce système sans que ça coûte trop cher, sans jamais avoir trouvé la formule miracle. En attendant, à l’horizon 2030, un plus grand nombre de jeunes Calédoniens vont pouvoir profiter des atouts que leur offre le RSMA, ce dont on ne peut que se réjouir.
Lucien Lacombe



