Jacques Leveugle, soupçonné de viols et d’agressions sexuelles sur 89 mineurs dans une dizaine de pays, dont la Nouvelle-Calédonie, est décédé samedi alors qu’il était détenu en Métropole.
C’est une histoire qui a fait grand bruit en Métropole, mais aussi en Nouvelle-Calédonie. L’ancien enseignant Jacques Leveugle, qui avait notamment vécu sur le Caillou entre 1983 et 1985, est décédé à l’âge de 79 ans, « des suites d’une maladie incurable », alors qu’il se trouvait actuellement en détention. Ce dernier était en effet mis en examen en février dernier alors qu’il était suspecté d’avoir commis des viols et des agressions sexuelles sur au moins 89 mineurs entre 1971 et 2023, dans différents pays. Celui qui était également accusé du meurtre de sa mère et de sa tante en 1974 et en 1992 avait été confondu grâce à des mémoires trouvés par son neveu. Des faits qu’il avait avoués et qui avaient ainsi conduit le parquet de Grenoble à lancer un vaste appel à témoins afin de recenser d’éventuelles victimes. « Le volet calédonien de l’enquête est diligenté par la Section de recherches de la gendarmerie de Nouméa. Toute personne victime ou témoin des agissements de Jacques Leveugle alors qu’il exerçait sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie peut appeler le numéro suivant mis à disposition par la gendarmerie : 06 05 00 », avait ainsi relayé le parquet de Nouméa.
Selon les informations relayées par les médias ces derniers mois, Jacques Leveugle a circulé dans de nombreux pays. Outre la France métropolitaine et la Nouvelle-Calédonie, l’Algérie, la Suisse, l’Allemagne, le Maroc, le Niger, la Colombie, les Philippines, le Portugal et l’Inde sont également cités.

