L’éclatement du mouvement indĂ©pendantiste au sortir des Ă©lections municipales de mars dernier a des rĂ©percussions politiques majeures pour la PolynĂ©sie. Le prĂ©sident de la PolynĂ©sie, Moetai Brotherson, a quittĂ© le Tavini d’Oscar TĂ©maru et organisĂ© son propre mouvement, « A Fano Tia », emportant avec lui un certain nombre d’élus. La brouille vient de ce que de nombreux Ă©lus ont accusĂ© les positions radicales d’Oscar TĂ©maru en faveur de l’indĂ©pendance d’être la principale cause de l’échec des indĂ©pendantistes aux municipales. Depuis, les responsables du Tavini veulent la tĂŞte de Moetai Brotherson et son dĂ©part de la prĂ©sidence. Mais pour cela, il leur faut une majoritĂ© Ă l’AssemblĂ©e qui leur permettrait de faire adopter une motion de dĂ©fiance entraĂ®nant la chute de l’actuel gouvernement. Or, pour cela, le Tavini, qui n’a pas la majoritĂ© Ă l’AssemblĂ©e, a besoin d’alliances. Et c’est mal parti. Le Tapura d’Édouard Fritch, sur lequel le Tavini comptait pour faire l’appoint, ne s’associera pas Ă la dĂ©marche. « Il ne faut pas que le Tapura aille se mĂŞler de ces espèces de combines, de discussions qui risquent de n’arriver Ă rien. Puisqu’on ne pourra pas diriger ce Pays », a dĂ©clarĂ© Édouard Fritch. « On continue notre rĂ´le dans l’opposition, position constructive ».
J.D.



