Selon l’indice mensuel publié par l’Isee, les prix ont progressé de 0,8 % en juin 2026, sous l’effet principal des coûts de l’énergie.
L’indice général des prix à la consommation a progressé de 0,8 % en juin 2026, après une hausse plus modérée de 0,3 % en mai. L’Institut de la statistique et des études économiques (Isee) précise que l’énergie demeure « prépondérante » dans cette dynamique, ses prix ayant bondi de 5,7 % en juin, contre 2,6 % le mois précédent. Cette envolée est directement liée à la hausse des prix des carburants, qui ont augmenté de 9,6 % en juin (après -0,1 % en mai) pour l’essence et de 14 % (après +21,5 %) sur fond de tensions au Moyen-Orient. Sur un an, les prix de l’énergie ont progressé de 19,3 %.
Billets d’avion et alimentation en hausse
Les prix des services progressent également, de 0,2 % après 0,1 % en mai, une évolution portée notamment par le transport aérien international de voyageurs, dont les tarifs bondissent de 3,5 % en juin (après 0,8 % en mai). Du côté de l’alimentation, les prix repartent à la hausse (+0,2 %) après trois mois de stabilité, un mouvement toutefois freiné par le recul des prix de la viande (-0,4 %) et du poisson (-0,4 %).
À l’inverse, les produits manufacturés poursuivent leur repli, avec -0,3 % après -0,2 % en mai, un recul partiellement compensé par la hausse des prix des biens d’équipement ménagers (+0,5 %) et des pièces détachées automobiles (+0,8 %). Sur douze mois, la progression de l’indice général des prix atteint 0,9 %, soit une inflation somme toute modérée.
Les plus modestes davantage à l’abri
Les ménages les plus défavorisés sont relativement épargnés par cette poussée inflationniste. En juin, leur indice des prix progresse de 0,5 %, contre 0,8 % pour l’ensemble des ménages. Et de 0,7 % sur un an, contre 0,9 % pour l’ensemble des ménages. Une hausse là-aussi essentiellement imputable à « l’augmentation des prix de l’énergie » (+3,7 %), en partie compensée par un recul plus marqué des produits manufacturés pour cette catégorie, à -0,7 %.
B.Z



