Mais bien sĆ»r mon pauvre monsieur, vaut mieux des Austerlitz que des Trafalgar, que voulez-vous ! Et donc ce mercredi, Ć Dallas, ville maudite, ce fut Waterloo morne plaine, une Roja triomphante, un Deschamps dĆ©pitĆ© et des supporters incrĆ©dules, eux Ć qui on avait promis la lune. Ah la dure loi du sport qui fait que Ƨa ne sont pas toujours les favoris qui lāemportent ! Sans doute certains, y compris en Nouvelle-CalĆ©donie, se rĆ©jouiront de ce que la porte de la finale de la Coupe du monde se soit refermĆ©e au nez des Bleus. Il y en a toujours, notamment en Nouvelle-CalĆ©donie, qui se rĆ©jouissent des tristesses de la France. Une France qui demeure lāune des meilleures Ć©quipes au monde, et cāest ce statut comme les stars de lāĆ©quipe, qui alimentent notre appĆ©tit de victoires et notre soif de trophĆ©es. Si les supporters tricolores dāaujourdāhui pleurent leurs illusions perdues, quāils se disent quāils ont la chance des nantis. Nous, les boomers, dĆ»mes attendre des lustres avant de voir la France commencer Ć titiller la gloire (SĆ©ville, 1982). Ce fut un si long chemin jusquāĆ la premiĆØre Ć©toile ! Cette patience qui nous fut nĆ©cessaire pour limiter nos frustrations, nous aide peut-ĆŖtre aujourdāhui Ć relativiser les Ć©checs de lāĆ©quipe de France. Les vieux sont parfois en effet les plus sages.
Nicolas Vignoles



