Il y avait du monde ce jeudi au pied de la croix de Lorraine du Mont-Coffyn, une foule pour commémorer le 86e anniversaire de l’appel du 18 juin du général de Gaulle.
Une cĂ©rĂ©monie rĂ©haussĂ©e par la prĂ©sence des jeunes de la classe de dĂ©fense du collège Jean Lèques-Magenta et des cadets de la gendarmerie nationale. La classe de dĂ©fense a animĂ© un hommage rendu Ă Jean Tranape, compagnon de la LibĂ©ration, le soldat le plus dĂ©corĂ© du bataillon du Pacifique. Un hommage particulier en ce jour oĂ¹ arrivait, Ă la base Chaleix, le Patrouilleur Outre-mer qui porte son nom (lire en page 3).
« Il est important de célébrer ces moments-là »
Les mots du général de Gaulle ont résonné dans le ciel du Mont-Coffyn, dont le combat porteur d’un « non absolu et intransigeant », a permis à la France « d’avoir le choix entre un destin subit et un destin choisi ».
Et cette cĂ©rĂ©monie aura Ă©galement Ă©tĂ© l’occasion de rappeler les combats de Bir-Hakeim au cours desquels les CalĂ©doniens, volontaires du Bataillon du Pacifique, se sont illustrĂ©s, et au sujet desquels de Gaulle dĂ©clarait le 11 juin 1942 Ă la BBC, « la nation a tressailli de fiertĂ© en apprenant ce qu’ont fait ses soldats Ă Bir-Hakeim. Braves et purs enfants de France qui viennent d’Ă©crire, avec leur sang une de ses plus belles pages de gloire ! ». Le souvenir et l’émotion n’étaient donc pas absents de cette cĂ©rĂ©monie, particulièrement importante dans la pĂ©riode que traverse la Nouvelle-CalĂ©donie.
« Évidemment, nous a dit Sonia Backes, les mots du gĂ©nĂ©ral de Gaulle rĂ©sonnent particulièrement en Nouvelle-CalĂ©donie avec ce que l’on vit, avec ce que nous avons vĂ©cu, et ce que vivent les CalĂ©doniens. Et ça rĂ©sonne surtout avec le courage dont ont fait preuve les CalĂ©doniens que l’on cĂ©lèbre aujourd’hui, et dont certains font preuve encore aujourd’hui. Le 18 juin, c’est la cĂ©lĂ©bration de l’honneur, du refus de la mĂ©diocritĂ©, de la soumission et de la compromission. Aussi, dans un moment important oĂ¹ parfois nous nous sentons un peu seuls pour dĂ©fendre notre libertĂ©, notre attachement Ă la rĂ©publique et Ă la France, il est important de cĂ©lĂ©brer ces moments-là ».
Nicolas Vignoles



