L’arrivée du patrouilleur outre-mer Jean Tranape en rade de Nouméa, ce jeudi, marque bien plus que la mise en service d’un nouveau navire militaire. À travers son nom, c’est toute une page de l’Histoire calédonienne qui refait surface.
Né à Nouméa le 3 décembre 1918, Jean Tranape travaille comme dessinateur aux Travaux publics lorsqu’il effectue son service militaire au début de l’année 1940. Après le ralliement de la Nouvelle-Calédonie à la France libre, il s’engage volontairement au sein du Bataillon du Pacifique, formé pour rejoindre les forces du général de Gaulle. « Quand Jean est parti, il ne connaissait pas la France. Il me semble qu’il n’avait jamais quitté le territoire. Et la légende raconte qu’il est parti en guerre sans prévenir ses parents et sans savoir s’il allait revenir. Je suis admiratif de mon oncle en particulier, mais aussi des Calédoniens de toutes communautés confondues, qui ont fait le choix de partir et de combattre pour une cause qui était grande et noble : libérer la France de l’occupation nazie », raconte son neveu, Julien Tran Ap (l’écriture originale du nom, NDLR), interrogé par la mairie de Nouméa.
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Hugo Hamna



