Une campagne électorale, c’est des réunions de plus ou moins grande ampleur et importance, des discours, des interventions médiatiques, de la distribution de tracts, des rencontres, et il faut faire tout ça, c’est le job des candidats. C’est aussi une présence de plus en plus grande sur les réseaux sociaux, le nouveau champ de bataille des campagnes électorales. Et parce que les réseaux sociaux ont aussi ce mauvais côté, la campagne, c’est aussi, et de plus en plus, la rumeur mensongère et fielleuse, la critique vomitive et nauséabonde, l’attaque sournoise. Cette campagne pour les provinciales en est truffée, et il est bien regrettable que ces procédés émanent de têtes de liste, de candidats, de leurs militants, d’une certaine presse ou de certains journalistes. Ça n’est à la gloire de personne, mais il ne faut pas admettre ces façons de faire au prétexte qu’une campagne électorale, ça se passe comme ça ! Au moment où l’on commémore les grands moments de juin 40 et 42, l’appel de de Gaulle et Bir-Hakeim, un peu d’honneur et de dignité ne feraient pas de mal à certains. Encore faudrait-il qu’ils aient l’intelligence de le comprendre, ce qui n’est pas assuré. Mais dans nos choix, ne nous laissons pas embarquer par les insinuations que propagent les salisseurs de tous poils, de tous genres et de toutes obédiences.
Nicolas Vignoles



