Une femme de 39 ans a été condamnée par le tribunal correctionnel de Nouméa pour des violences commises, le 31 mai dernier, sur son compagnon et l’une de ses filles. Sous l’emprise de l’alcool, elle lui reprochait notamment de ne pas avoir préparé de repas pour la fête des Mères. Elle souhaite désormais se séparer de lui.
Elle envisageait de le quitter, elle a officialisé leur séparation dans le prétoire. Une femme de 39 ans s’est longuement expliquée devant le tribunal correctionnel de Nouméa, mardi, sur les violences qu’elle a commises, deux jours plus tôt, le 31 mai, à l’encontre de son compagnon et de l’une de ses filles.
Ce jour-là, à l’occasion de la fête des Mères, la trentenaire passe la matinée avec ses deux filles, âgées de 11 et 12 ans, dans un vide-greniers à Païta. En rentrant chez elle, elle fait un détour par une cave à vins pour acheter une bouteille de vodka et une bouteille de vin blanc. Une mauvaise idée, car elle n’avait plus touché à une goutte d’alcool depuis plusieurs mois. La boisson lui a déjà causé bien des ennuis. Elle avait déjà été confrontée à la justice en 2023 et en 2025. Des violences, déjà. Sur son compagnon, encore. « On peut dire, je crois sans se tromper, que vous avez un véritable problème de consommation excessive d’alcool », relève le président, notant toutefois « une longue période d’abstinence » depuis sa précédente condamnation. Bien décidée à « relever la tête », la prévenue a suivi des dizaines de séances en addictologie ainsi qu’un accompagnement psychologique. Mais la tentation a été trop forte. « J’ai été faible », assume-t-elle devant les juges. « Je me suis dit que je ne prendrais qu’un verre. Je me suis dit que j’arriverais à résister et à ne pas me resservir ».
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



