Un an et demi après la condamnation de Jacques Lalié à un an de prison avec sursis et à deux ans d’inéligibilité assortis de l’exécution provisoire par la cour d’appel de Nouméa, la Cour de cassation a annulé l’arrêt. L’affaire sera donc réexaminée par une cour d’appel. En attendant, le responsable indépendantiste peut de nouveau se présenter au suffrage universel.
Il avait promis de « rester debout » face à cette « injustice coloniale ». En quittant la cour d’appel de Nouméa, le 26 novembre 2024, qui venait de prononcer un « assassinat politique » en le condamnant à un an de prison avec sursis, à une amende d’un million de francs et, surtout, à une peine d’inéligibilité de deux ans assortie de l’exécution provisoire — c’est-à-dire applicable immédiatement —, Jacques Lalié avait appelé à « la justice de l’autre côté de l’océan » pour rétablir son « honneur ».
Un an et demi après avoir été reconnu coupable de favoritisme et de travail dissimulé alors qu’il présidait la province des Îles, condamnation qui avait entraîné la perte de l’ensemble de ses mandats électifs, un nouveau rebondissement intervient dans cette affaire politico-judiciaire. Saisie par Jacques Lalié, la chambre criminelle de la Cour de cassation a en effet cassé l’arrêt de la cour d’appel de Nouméa. La décision de la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire français, que La Voix du Caillou a pu lire en intégralité, retient un moyen soulevé par la défense du responsable indépendantiste de 71 ans.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche




