La dernière assemblée de la province Sud de la mandature s’est tenue hier au sein de l’hémicycle de la ville de Nouméa. Une dizaine de textes portant sur des thèmes aussi divers que l’économie, la jeunesse, l’éducation, l’élevage ou encore l’environnement ont été adoptés à l’unanimité en moins d’une heure.
. Fin de mandature et unanimité
C’était une séance un peu fourre-tout, de celles qu’on a coutume de voir en fin d’année – ou en l’occurrence en fin de mandature. Huit projets de délibération en tout, au plus près du quotidien des Calédoniens, ont tous adoptés à l’unanimité. A la fin de la séance, la présidente de la province Sud Sonia Backes a tenu à remercier l’ensemble des élus pour la qualité et le calme qui ont présidé durant cette longue mandature, à l’ensemble des débats. « La particularité de l’Assemblée de province », ajoute le deuxième vice-président de la collectivité Gil Brial, « c’est qu’on discute beaucoup des textes, et qu’on essaie de trouver ensemble des solutions. De manière générale, je crois qu’on peut dire que l’ambiance est sereine à la province Sud, même s’il y aussi – inévitablement – des pics de colère. C’est plus simple qu’au Congrès, parce que les décisions sont plus concrètes, plus proches du quotidien des habitants ».
. « Protéger notre administration et nos administrés »
Cette mandature, qui a duré deux années de plus que prévu, aura été marquée par des crises successives : celle du Covid, marquée par trois confinements ; celle du conflit de l’usine du Sud ; et surtout les émeutes de 2024, qui ont entravé durant des mois le fonctionnement normal du territoire, avec à la clé les très lourdes conséquences économiques, sociales et institutionnelles que l’on connaît encore à ce jour. Autant de circonstances exceptionnelles durant lesquelles l’administration de la province Sud a dû se réadapter en réinventant son fonctionnement : « on pourrait dire qu’on s’est mis en mode combat », affirme Gil Brial, « dans le sens où il nous a fallu à la fois protéger nos administrés, mais aussi notre administration. Nous avons dû travailler de manière dématérialisée, mais avec une équipe de commandement qui était physiquement à la province Sud tous les jours, y compris pendant les émeutes. Heureusement, nous avons une administration très agile, qui s’est organisée pour être réactive et en capacité de répondre à chaque problème rencontré. C’est ce travail qui a été aujourd’hui unanimement salué par les élus. Celui d’une administration politiquement neutre, au service à la fois de l’ensemble des élus et de l’ensemble de la population ».
. Extension de Clic & Mouv à 3 000 jeunes supplémentaires
Le premier projet de délibération adopté hier par les élus de la province Sud prévoit l’extension de Clic & Mouv aux étudiants de moins de 26 ans. Ce dispositif attribue 15 000 francs aux jeunes scolarisés en province Sud pour pratiquer des activités sportives, culturelles et artistiques. Une application et une plate-forme leur permettent de rechercher, de réserver et de payer ces activités avec leur crédit. La collectivité a choisi d’élargir cette cagnotte de 15 000 francs à des jeunes souvent confrontés à la précarité ou à l’isolement durant leurs études. « L’année dernière, plus de 9 000 jeunes en ont bénéficié », informe Gil Brial. « Cette intégration des étudiants représente un potentiel de 3 000 utilisateurs supplémentaires de Clic & Mouv », poursuit le deuxième vice-président de la province Sud. L’objectif recherché est double : « il s’agit d’abord de maintenir les jeunes occupés, de leur permettre d’avoir des activités sportives et culturelles – plutôt que de ne rien faire. Le second objectif vise à professionnaliser les associations, à leur permettre de vivre de leur activité, et in fine, à améliorer la qualité de leurs services ». Les communes qui le souhaitent peuvent désormais proposer une aide complémentaire à celle de la province Sud à leurs jeunes administrés.
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