Un homme de 54 ans a écopé de deux mois de prison ferme pour avoir proposé de l’argent à une jeune fille de 13 ans en échange de relations sexuelles sur Facebook. La mineure s’est en réalité avérée être un faux profil créé par le collectif Truly, qui traque les pédocriminels en ligne. Interpellé le 13 février dernier alors qu’il avait donné rendez-vous à la fausse fillette devant le Family Park, le quinquagénaire a pu ressortir libre du palais de justice.
Il aura fallu des centaines d’heures de discussion, des milliers de messages aussi crasseux que répugnants et pas moins de trois signalements à la justice pour le démasquer. Un homme de 54 ans, reconnu handicapé à 70 %, a été interpellé par les gendarmes le 13 février dernier devant le Family Park, à Dumbéa, alors qu’il avait donné rendez-vous à une fillette qu’il avait contactée deux ans plus tôt sur Messenger (Facebook). Ce qu’il ignorait, c’est que Mathilde (le prénom a été modifié), à qui il avait adressé les pires horreurs, n’existait pas.
Cette interpellation est l’aboutissement de deux années de traque menées par le collectif Truly, qui piège des pédocriminels présumés en créant de faux profils d’enfants âgés de 11 à 13 ans sur les réseaux sociaux. Le premier contact avec ce quinquagénaire remonte à août 2014, lorsque celui-ci envoie ses premiers messages à Mathilde. La fillette lui annonce aussitôt son âge : 13 ans. « Il a rapidement fait des propositions sexuelles », raconte Brad, le cyber-traqueur à l’origine de Truly. Mais l’homme cesse tout contact quelques semaines plus tard. En mars 2015, « il a repris contact avec mon faux profil. J’ai alors effectué un nouveau signalement sur la plateforme Pharos ». Cette fois, les autorités locales prennent l’affaire plus au sérieux. Le suspect est auditionné par les gendarmes avant d’être relâché. Il se fait ensuite discret pendant plusieurs mois.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




