Avant de passer à l’action, trois jeunes utilisaient des images satellitaires de Google pour repérer les maisons à cambrioler. Le 21 mai, ils se sont introduits dans une habitation située route de Yahoué avant d’être interpellés par les gendarmes. « Il aurait mieux valu que je ne les croise pas », a déclaré le propriétaire, très en colère, devant le tribunal correctionnel de Nouméa.
Il a retrouvé sa maison « retournée ». « Tout était sens dessus-dessous. Toutes les pièces et tous les placards avaient été fouillés. Les lits étaient renversés, le dressing vidé, les objets jetés au sol », témoigne un homme devant le tribunal correctionnel de Nouméa, où deux jeunes hommes de 18 ans sont jugés en comparution immédiate. Entre dépit et colère, le propriétaire raconte « les heures qu’il a fallu pour ranger » sa maison située route de Yahoué. « Il aurait mieux valu que je ne les croise pas chez moi. Ce n’est pas la première fois que cela nous arrive. On en a marre », poursuit-il, furieux.
Le matin du 21 mai, son épouse s’était absentée pendant seulement deux heures. Il n’en fallait pas davantage aux deux prévenus pour forcer la baie vitrée de la maison à l’aide d’une barre de fer et fouiller les lieux en toute quiétude. « Je me pose une question depuis le début. J’ai trois gros chiens dressés qui aboient tout le temps. Comment se fait-il que le voisin n’ait rien entendu quand vous êtes entrés sur le terrain ? Comment avez-vous fait ? », s’interroge la victime. L’un des jeunes répond alors, avec naturel : « On les a caressés. Ils étaient gentils. » Un léger sourire se dessine alors sur le visage des magistrats.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



