Amarré à Nouméa depuis presque deux semaines, ce voilier scientifique de 42 mètres revient d’une mission en Antarctique. À bord, une équipe de sept marins et des équipements sophistiqués pour explorer l’océan Austral et comprendre les impacts du changement climatique.
Grégory Leclout, commandant du Persévérance, parle de son navire avec la fierté de celui qui a traversé les mers les plus extrêmes de la planète. Cette goélette est un « voilier qui s’appelle Perseverance, il existe depuis trois ans et il est sorti du chantier au Vietnam, à Ho Chi Minh ». Elle répond à un objectif bien précis : soutenir le PolarPod, cette station scientifique révolutionnaire qui dérivera autour de l’Antarctique pendant trois ans pour étudier ce que les chercheurs appellent la « pompe à carbone » de notre planète.
Depuis sa mise à l’eau en novembre 2022, le Persévérance a parcouru des distances vertigineuses. « On a 90 000 nautiques au compteur, ce qui est énorme », soit l’équivalent de 167 000 kilomètres, confie le commandant. Le navire a navigué en Arctique au Svalbard, traversé le Passage du Nord-Ouest, exploré le Groenland et sillonné la péninsule Antarctique. Ce qui frappe d’abord en observant cette goélette, c’est sa conception spécifiquement pensée pour les régions polaires. Avec sa coque renforcée en aluminium et sa structure robuste, le Persévérance peut progresser entre les glaçons. Attention toutefois à ne pas confondre : « Ce n’est pas un brise-glace », précise Grégory. Le navire peut slalomer dans les champs de glace sans pour autant en avoir la capacité de casser.
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Claire Rio-Pennuen




