Réuni en congrès extraordinaire le week-end dernier, à Voh, le Parti de libération kanak a réaffirmé sa position à l’aube des élections provinciales, qui se tiendront le 28 juin prochain.
Si les principaux partis politiques avaient déjà fait entendre leur voix au lendemain des annonces de Sébastien Lecornu, le Palika, de son côté, avait préféré prendre son temps afin de réunir un congrès extraordinaire. Celui-ci s’est tenu vendredi et samedi, à Voh. Et, dans un long communiqué transmis à la presse mardi après-midi, le parti indépendantiste a passé en revue les différents sujets abordés. Et ils sont nombreux : accord de Bougival, élections provinciales, ouverture du corps électoral, discussions institutionnelles… Fidèle à sa ligne, le Palika, qui assure être « uni et déterminé », réaffirme sa volonté de défendre son projet de « pleine souveraineté en partenariat, respectueuse de tous, mais ferme sur son objectif de destin commun décolonisé ». Ce sera notamment l’idée portée en vue des élections provinciales.
Bougival est « arrivé à son terme »
Mais, concernant l’ouverture du corps électoral aux natifs et aux conjoints, dont la proposition de loi organique sera prochainement débattue au Sénat et à l’Assemblée nationale, le Palika émet certaines réserves alors que sa « position historique » a toujours consisté à traiter cette question électorale « dans le cadre d’un accord politique global portant sur l’avenir institutionnel du pays ». « En l’état actuel de la situation politique et institutionnelle, et compte tenu de l’absence de nouvel accord global accompagnant une évolution du corps électoral, le cadre actuellement prévu par l’Accord de Nouméa demeure la référence applicable pour les prochaines élections provinciales », estime le Parti de libération kanak, dans ce communiqué signé par Judickaël Selefen.
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Des élections provinciales qui seront d’ailleurs « une étape déterminante dans le rapport de force politique et institutionnel du pays » alors qu’elles devraient également permettre de « déterminer les conditions de reprise des discussions après le scrutin ». Des échanges forcément attendus par les responsables indépendantistes, qui veulent continuer à être « partenaires des discussions » aux côtés de l’Etat et qui ne sont pas « dans une logique de rupture du dialogue ». Car, à l’image de la sémantique utilisée par Sébastien Lecornu et Naïma Moutchou, le Palika refuse un quelconque « statu quo » et ce même si l’accord de Bougival – Elysée – Oudinot est « arrivé à son terme ».
C.G.




