Condamné par le tribunal correctionnel de Nouméa pour des faits d’agression sexuelle sur une hôtesse de la compagnie aérienne, Jean Creugnet a interjeté appel. Le 31 mars dernier, le responsable politique indépendantiste avait écopé de six mois de prison avec sursis, d’une amende de 300 000 francs et d’une peine complémentaire de privation du droit d’éligibilité pendant cinq ans. Les magistrats avaient estimé que l’ancien vice‑président du Congrès de Nouvelle‑Calédonie s’était rendu coupable de « caresses » sur la main, d’« effleurements » sur les cuisses et les fesses, ainsi que d’un « geste en direction de la poitrine » d’une employée d’Aircalin, lors d’un vol entre Nouméa et Singapour en septembre 2023, alors qu’il voyageait en classe business. Jean Creugnet, alors membre du bureau politique du FLNKS, faisait partie d’une délégation d’indépendantistes en route pour des discussions à l’Élysée sur l’avenir institutionnel du territoire. Lors de l’audience, celui qui était alors secrétaire général de l’Union progressiste en Mélanésie (UPM) a contesté les faits, évoquant un « trou noir » et dénonçant des accusations infondées. Il sera rejugé prochainement par la cour d’appel de Nouméa. Il reste présumé innocent.
Jean‑Alexis Gallien‑Lamarche



