L’ancien chirurgien, coupable en appel du meurtre d’Éric Martinez en septembre 2018, a vu sa demande de remise en liberté être acceptée par la chambre de l’instruction.
Un soulagement évident. La neuvième demande aura finalement été la bonne alors que la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Nouméa a validé, hier matin, la remise en liberté d’Olivier Pérès, selon une information de RRB, confirmée par La voix du Caillou. « C’est une belle victoire après autant de demandes », salue son avocate, Me Cécile Moresco, qui n’était pas présente à l’audience. Pas plus que son client. Ce dernier devait ainsi pouvoir quitter le Camp-Est dans la journée d’hier. C’est la suite d’un long feuilleton judiciaire alors que l’ancien chef du service de chirurgie orthopédique et traumatologique du Médipôle était apparu affaibli et le regard dans le vide la semaine dernière lors de son passage devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Nouméa. Cette dernière a fini par accepter sa remise en liberté « pour raisons médicales et exclusivement pour cela », alors que son état de santé n’est plus jugé compatible avec une détention. « Il est placé sous contrôle judiciaire », détaille son avocate. Une mesure qui s’accompagne également d’une assignation à résidence, d’un pointage, d’une interdiction de quitter le territoire ou encore d’une interdiction de se rendre à Tina Golf, là-même où il a tiré à trois reprises sur Éric Martinez en septembre 2018, ce qui lui a valu d’être condamné à quinze ans de prison lors de son procès en appel. Mais, après s’être pourvu en cassation, le feuilleton n’est pas encore terminé.
Claire Gaveau



