L’histoire a retenu qu’en 2004, au nom du « tout sauf Lafleur », une camarilla renversait le député. Elle inscrivait la Nouvelle-Calédonie dans un processus qui la conduit là où elle en est aujourd’hui, au terme d’une stratégie menée de main de maître et dont on voit bien aujourd’hui, à quelques encablures des provinciales, que certains au nom du « tout sauf Backes » semblent s’en inspirer. Ces impressionnistes de la politique, par petites touches successives, nous brossent un tableau sur lequel peu à peu, nous verrons apparaître les noms et les places de ceux qui ambitionnent la victoire. Des élus, d’anciens élus, des has-been, de la société civile, du monde économique ou sportif, pour composer une liste patchwork, dont l’unique objet sera de placer la Nouvelle-Calédonie sur d’autres rails que ceux sur lesquels elle roulait jusqu’alors, et qui pourrait nous conduire vers un statut à la Déva, dans une « indépendance-association » qui ne nous laissera que les yeux pour pleurer. Tout cela au nom du fait qu’il faut d’abord s’occuper de l’économie et du social, plutôt que de vouloir donner une trajectoire française au Caillou. 22 ans après la chute de la maison RPCR, l’Histoire se répétera-t-elle ? Encore faudrait-il de la stature, de la hauteur de vue, une saine ambition, cette forme-là de politiques qu’ici comme à Paris, on cherche en vain.
Nicolas Vignoles



