Et si la danse pouvait dire ce que l’histoire a tu ? Ce samedi au Centre culturel du Mont-Dore, le spectacle 1931 mêle breakdance et mémoire kanak pour mieux regarder l’avenir en face.
Ce samedi, le Centre culturel du Mont‑Dore accueille 1931, une heure de breakdance, de mouvements kanak et de sons électro portée par cinq danseurs, fruit d’une collaboration entre Wolfamily et le Pockemon Crew, compagnie de breakdance la plus titrée au monde. Pour comprendre ce spectacle, il faut remonter à 2017, quand Zacharie Hnawang, directeur artistique de la Wolfamily, quitte la Nouvelle‑Calédonie pour rejoindre le Pockemon Crew en métropole et se former à leur école du spectacle vivant. Une année de tournée mondiale, de créations, de battles, qui lui ouvre les yeux sur une voie que personne, ici, n’avait encore vraiment empruntée. « Ici, on était retirés du monde, donc on était un peu en retard. Pour nous, c’était impossible de faire du breakdance dans des théâtres et faire des spectacles uniquement de breakdance. » De retour au pays, il ramène avec lui un spectacle, des danseurs du Pockemon Crew pour former ses équipes, et une conviction : le breakdance a sa place sur les grandes scènes.
Claire Rio‑Pennuen



