Depuis le transfert d’Air Calédonie à Tontouta, le 2 mars, les avions restent cloués au sol. Lundi dernier, la compagnie a placé la moitié de ses effectifs au chômage partiel. Samuel Hnepeune, membre du gouvernement en charge des affaires maritimes, alerte : « Si les choses ne sont pas débloquées d’ici deux semaines, Aircal met la clé sous la porte ».
Alors qu’il s’est dessaisi du transport aérien domestique depuis plusieurs mois, Samuel Hnepeune a décidé de prendre la parole car selon lui « les deux secteurs – aérien et maritime – sont indissociables, et aujourd’hui, il y a urgence. Il faut communiquer. Les traversées sauvages ont repris : si demain il y a un problème, on dira “ que fait le gouvernement ? ” » Et de prévenir : « Aujourd’hui, on débat de Magenta ou Tontouta alors que les avions peuvent voler. Aircal, dans 15 jours, c’est mort si rien n’est fait. » Selon lui, pas de retour en arrière possible sans remettre la main au portefeuille. « Si on revient à Magenta, les travaux qu’on n’a pas engagés parce qu’on partait, il va falloir les engager ». Soit un milliard de francs, que la collectivité n’a pas les capacités de financer.
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Un corridor sanitaire à mettre en place
Dans ce contexte de crise, « on prend les choses par ordre de priorité ». Il y a d’abord une urgence sanitaire. « On a une cinquantaine de personnes à rapatrier », explique Samuel Hnepeune : femmes enceintes, patients dialysés ou sous chimiothérapie. À cela s’ajoutent les besoins quotidiens : « une vingtaine de prélèvements sanguins par jour » et l’acheminement des médicaments vers Nouméa. Pour y répondre, le gouvernement planche avec l’État sur la mise en place d’un « corridor sanitaire » assuré par Air Calédonie. « Aujourd’hui, décision est prise. Mais on est en train de discuter de comment procéder ».
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Béryl Ziegler




