De tout temps en Calédonie, des personnalités ou des partis se sont persuadés qu’il existait un chemin pour une 3e voie, entre indépendance et maintien dans la France. Cette lubie est toujours vivace et misait sur ces municipales : le résultat est un flop.
L’histoire politique calédonienne le révèle clairement, les tentatives ont été nombreuses de créer une sorte de centre, quelque chose ailleurs, de no man’s land entre indépendantistes et partisans de la France, jugeant cette opposition mortifère pour le pays. La plus célèbre d’entre elles, conservée dans la mémoire des anciens, est la Fédération pour une Nouvelle Société Calédonienne (FNSC), qui fit long feu, mais qui permit aux indépendantistes de présider le gouvernement de l’époque. Malgré cet échec aux conséquences funestes, les prétendants au centre, à cette 3e voie, n’ont jamais renoncé. Ils sont toujours là , sous des appellations différentes et en ordre dispersé, mais comptent toujours peser dans le débat politique. Et ces forces-là , de poids inégal, comptaient en effet sur les municipales pour confirmer l’appétence des Calédoniens à autre chose que le choix binaire pour ou contre l’indépendance. Ce premier tour, dimanche, a douché leurs espérances. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Philippe Dunoyer et Veylma Falaeo conduisaient la liste « Nouméa : l’après ».
Nicolas Vignoles



