Droit du travail : une grogne syndicale 

Le 17 février dernier les élus du Congrès ont adopté une loi du pays portant adoption de diverses dispositions relatives au droit du travail et à la protection sociale. Les syndicats réclament une clause de revoyure.  

 

Cette loi rappellent l’UT-CFE-CGC, l’USOENC, la COGETRA, l’USTKE et la Fédé, est le fruit d’une vaste et difficile concertation entre le gouvernement, les organisations patronales et les syndicats de salariés. Une des mesures phares de cette loi est la présomption de démission en cas d’abandon de poste. « Cet accord, soulignent les syndicats dans un communiqué, n’a été possible qu’à une condition essentielle : le caractère strictement temporaire de la mesure, accompagné d’une évaluation régulière permettant d’en mesurer l’efficacité et d’identifier les risques potentiels ».  Lors des débats au Congrès, un amendement a été voté qui supprime le caractère temporaire de la mesure pour en faire une application pérenne. « Nos organisations, écrivent les syndicats, s’opposent formellement à cette modification, qui remet en cause l’équilibre fragile trouvé entre les partenaires sociaux ». En conséquence de quoi, ils demandent aux élus du Congrès et aux groupes politiques de reconsidérer cet amendement, « afin de respecter l’esprit du compromis construit collectivement ». 

 

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