« S’il n’y a plus l’accord de Bougival, que restera-t-il ? »

Cinq heures de débat et au final un vote clair : par 215 voix pour et 41 contre, le Sénat a adopté le projet de Loi constitutionnelle. Le texte va maintenant aller à l’Assemblée nationale, où il pourrait être examiné le 30 mars prochain après les municipales.

Les écologistes puis le sénateur indépendantiste Robert Xowie ont tout d’abord déposé des motions de rejet, qui ont été toutes les deux repoussées. Du vote, on retient la très forte majorité en faveur du texte, l’abstention du Parti socialiste et celle du sénateur Georges Naturel, qui a réaffirmé son opposition aux accords de Bougival-Elysée-Oudinot et donc à la révision constitutionnelle qui, selon lui, « n’apportera malheureusement pas la solution politique stable et de long terme dont la Nouvelle-Calédonie a tant besoin ».

Un Sénat à la hauteur

Saluant un débat « sérieux, approfondi, respectueux des sensibilités et des enjeux du territoire », Naïma Moutchou a salué le fait que « dans ce moment sensible, le Sénat a été à la hauteur ». Un débat entamé par le discours à la tribune du Premier ministre, Sébastien Lecornu, au cours duquel il a procédé à un très long historique des évènements politiques de ces cinq dernières années, dont le troisième référendum. « On a beaucoup commenté après coup ce référendum, sa date, son opportunité », a-t-il déclaré, précisant que l’on avait surtout « beaucoup commenté son résultat écrasant obtenu au prix du boycott par la quasi-totalité des électeurs indépendantistes ». Après avoir rappelé que l’État avait l’obligation de mettre en œuvre ce référendum demandé par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie, et qu’il s’était déroulé dans le calme, organisé dans toutes les communes, y compris indépendantistes, Sébastien Lecornu interroge : « Alors, en 2021, la Nouvelle-Calédonie était-elle prête à assumer son indépendance ? Les indépendantistes ont contribué à organiser le scrutin, mais ils n’y ont pas pris part. Ceux qui connaissent la Calédonie savent ce qu’il signifie une absence de réponse ».

Ce contenu est réservé aux abonnés.

Connectez vous pour y accéder !

Légende photo : Sur les 345 sénateurs, 256 se sont positionnés.

Nicolas Vignoles

Fil d'actualité

Jacques Lalié : pourquoi la Cour de cassation a annulé sa condamnation

Un an et demi après la condamnation de Jacques...

Le charme des îles

La saga Lalié, c’est quelque chose quand même ! Condamné,...

Le dessin du jour #872

Consultez en ligne le dessin de l'édition du 4...

La voix du Caillou #872

Consultez en ligne l'édition du 4 juin 2026 de...

L’Adie part en campagne pour l’entrepreneuriat des femmes

Depuis lundi et jusqu'à vendredi, l'Association pour le droit...

Newsletter

Inscrivez vous pour recevoir chaque semaine notre newsletter dans votre boîte de réception.

Jacques Lalié : pourquoi la Cour de cassation a annulé sa condamnation

Un an et demi après la condamnation de Jacques Lalié à un an de prison avec sursis et à deux ans d’inéligibilité assortis de...

Le charme des îles

La saga Lalié, c’est quelque chose quand même ! Condamné, inéligible, puis éligible, puis inéligible, puis finalement éligible, un sacré yoyo juridique dans lequel Jacques Lalié...

Le dessin du jour #872

Consultez en ligne le dessin de l'édition du 4 juin 2026 de votre quotidien "La Voix du Caillou". Notre avenir s'écrit au quotidien…