Philippe Gomès, Paul Néaoutyine, Manuel Valls et quelques vieux socialistes lancent la charge. Un « pronunciamiento » contre les accords négociés et signés le 12 juillet 2025 et le 19 janvier dernier. Certaines critiques sont bien tardives, mais jettent néanmoins le trouble. Ce qui est surtout troublant, c’est d’une part cette « concordance des luttes » et d’autre part le timing dans lequel elle s’exprime. Une charge coordonnée, planifiée, organisée (comme l’était le 13 mai d’ailleurs), pour ne soutenir qu’une seule cause, celle posée sur la table par Manuel Valls à Deva au début de l’année dernière, et qui préconisait l’indépendance-association pour la Nouvelle-Calédonie. L’objet est bien de montrer à la représentation nationale que quelques vieux caciques (certains même rendus inéligibles), dans leurs frusques de vieilles gloires, tiennent encore la rampe et entendent peser à leur profit sur le processus, pour en détourner le cours et imposer leurs vues à des Calédoniens qui, naïvement, croyaient qu’en ayant donné leur avis par trois fois, l’affaire était close et qu’ils avaient été entendus. C’était sans compter sur ceux qui espèrent toujours tenir un rôle pour l’Histoire, et qui entonne Aznavour, « ce n’est pas ma faute, mais celle du public qui n’a rien compris » !
Nicolas Vignoles



