Depuis 2005, l’association La Cathédrale, notre patrimoine, œuvre à la préservation de la cathédrale Saint-Joseph et à la valorisation de cet édifice chargé d’histoire. Pour accompagner cette mission, la province Sud a décidé d’accorder une subvention de 10 millions de francs à l’association, afin de permettre la poursuite des travaux indispensables à la conservation du bâtiment.
Inaugurée en 1890, la cathédrale Saint-Joseph de Nouméa fête cette année ses 136 ans. « Elle a été construite pour accueillir 1 000 fidèles à une époque où Nouméa comptait à peu près 3 000 habitants », rappelle Jean-Baptiste Leroux, président de l’association La Cathédrale, notre patrimoine. Au-delà de ses dimensions, l’édifice s’impose comme un véritable repère dans le paysage nouméen et dans l’histoire du territoire. « Ce bâtiment, c’est d’abord l’un des premiers que l’on voit en arrivant à Nouméa, puisqu’il a été construit en face de la passe de l’entrée de la ville, souligne le président. Il est également symbolique au niveau historique, puisqu’il a été construit avec l’aide de l’administration pénitentiaire, avec des déportés. C’est toutes les énergies qui se sont combinées pour le créer ». Cette dimension collective se retrouve jusque dans sa construction : édifiée en pierre et en bois, la cathédrale rassemble symboliquement l’ensemble du territoire puisque les pierres proviennent des carrières de Nouméa, tandis que le bois a été acheminé depuis différents endroits de Nouvelle-Calédonie, notamment l’Île-des-Pins et Saint-Louis.
Une mobilisation pour préserver le monument
Classée au titre des monuments historiques de la province Sud en 1998, la cathédrale bénéficie depuis 2005 de l’engagement de l’association La Cathédrale, notre patrimoine, créée pour promouvoir et protéger cet édifice à la fois religieux, historique et touristique. « Sur les 20 ans d’existence de l’association, nous avons investi plus de 350 millions de francs, en grande partie grâce au soutien des pouvoirs publics, notamment de la province Sud pour plus de 40% », précise le résident. Il souligne également l’investissement humain : « Nous avons la chance d’avoir, au sein de l’association, des personnes actives, dévouées et très impliquées dans l’entretien de la cathédrale ».

Des travaux majeurs déjà réalisés…
Depuis la création de l’association, d’importants chantiers ont été menés pour préserver l’intégrité du bâtiment. « Il a fallu refaire entièrement la toiture, puis il y a eu un gros travail d’assainissement car, quand il pleuvait, de l’eau entrait dans la cathédrale, détaille Maurice Pelleau, trésorier de l’association. L’électricité a été entièrement refaite, ainsi qu’un ravalement intérieur et extérieur ». Ces interventions ont permis de consolider la structure et de protéger durablement l’édifice face aux contraintes climatiques.
… Et de nombreux travaux à venir !
La restauration se poursuit par tranches successives. « Le dallage du chemin principal de la cathédrale doit être rénové, la rosace doit être refaite, et nous devons terminer l’étanchéité », précise Jean-Baptiste Leroux. Grâce à une récente aide de la province Sud à hauteur de 10 millions, de nouvelles interventions vont être engagées. Au-delà de la restauration, l’ambition est aussi de faire rayonner la cathédrale auprès du public. « C’est l’opportunité de faire la promotion de cette cathédrale, autant pour les visiteurs extérieurs que pour la population calédonienne qui ne la connaît pas aussi bien qu’il serait possible de la connaître », affirme le président. L’édifice possède également un orgue remarquable, issu de la même manufacture que celui de Notre-Dame de Paris. « D’ailleurs, un orgue a besoin d’être joué : nous sommes actuellement à la recherche d’organistes », lance Jean Baptiste Leroux. Le président a tenu à saluer l’engagement de son prédécesseur : « Je voulais rendre hommage à Serge Chaubet, qui a été le président de l’association La Cathédrale, notre patrimoine, pendant 17 ans, et qui nous a quittés l’année dernière. Quand je vois tout ce qui a pu être réalisé, au-delà de l’investissement financier, c’est surtout du temps de Serge ». Préserver la cathédrale, c’est donc honorer le temps investi par celles et ceux qui l’ont entretenue et aimée ; c’est dans cette même volonté de transmission que la province Sud apporte son soutien, afin que ce lieu continue de rassembler les générations à venir.
En partenariat avec la province Sud



