Le gouvernement a décidé de reconduire Xavier Martin à la direction de la Cafat à compter du 1er janvier 2027. Un poste que l’actuel dirigeant occupe comme titulaire depuis avril 2018, après une période d’intérim en 2017. Son mandat actuel devait s’achever le 31 décembre. Mais finalement, ce ne sera pas le cas. Le gouvernement a tranché lundi lors de sa séance collégiale. Une décision qui vient clore six mois de polémique autour de son remplacement, alors que le nom de Thomas De Deckker, directeur général de l’OPT, circulait pour lui succéder. Un changement qui n’était pas du goût de l’Usoenc. Le 30 avril, une soixantaine de militants du syndicat s’étaient rassemblés devant le siège de la Cafat pour dénoncer un « mépris du paritarisme » dans la procédure lancée par le gouvernement Ponga. Le conflit avait continué de s’envenimer, si bien que le projet d’arrêté de nomination avait été rejeté le 24 juin par une majorité des membres du gouvernement, avant d’être retiré de l’ordre du jour du 1er juillet sous la pression des syndicats qui dénonçaient un « passage en force ». Finalement, l’épilogue est tombé lundi et Xavier Martin reste à sa place. Les enjeux ne manquent pas. Reconduit à ses fonctions, le directeur devra notamment accompagner les réformes du régime de retraite et du Ruamm souhaitées par le gouvernement Tukumuli d’ici la fin de l’année, alors que le besoin de financement des régimes sociaux pour 2027 est estimé à plus de 37 milliards de francs en 2027. La Cafat employait 527 salariés en 2025.
B.Z

