Dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre, deux béliers ont été abattus par des braconniers sur la parcelle d’élevage de la station zootechnique de Port-Laguerre. L’un d’eux provenait d’une nouvelle race développée par la recherche.
De longues années de recherches autour de la génétique avaient été nécessaires pour développer cette race ovine. Mais ce week-end, l’une de ces bêtes a été abattue par des braconniers, ainsi qu’une seconde également issue de la station zootechnique contrôlée par la province Sud. « C’est le fruit d’un long travail qui a été anéanti », a réagi Nicolas Pebay, à la tête de la Direction du développement durable des territoires de la province. Selon les informations dont nous disposons, les béliers auraient été assommés puis abattus sur place. Seule l’une des bêtes a ensuite été emportée par les malfaiteurs, le cadavre de la seconde ayant été retrouvé sur place. Les deux béliers devaient être mis en vente dans les prochaines semaines pour améliorer l’élevage calédonien.
Un vol empoisonné ?
Une perte pour le domaine de la recherche mais également financière : ce genre d’expérimentation coûte de l’argent public. « Ces actes portent atteinte au travail des équipes, aux investissements publics et aux efforts engagés pour accompagner les éleveurs du territoire », a écrit la province Sud sur la page Facebook consacrée à l’agriculture calédonienne. Victime, la collectivité a malgré tout tenu à alerter les voleurs des risques sur leur santé : « Les béliers présents sur l’exploitation ont fait l’objet de traitements vétérinaires. Leur abattage clandestin et leur consommation présentent donc un risque pour la santé. » Chers voleurs, gare donc à tout risque d’intoxication. Un tel incident ne s’était pas produit depuis longtemps et est surprenant quand on connaît le niveau de sécurité du site : les parcelles sont clôturées et constamment filmées par des caméras de sécurité. Les 120 autres bêtes du troupeau de Port-Laguerre sont intactes.
Jade Esposito

