Le Vanuatu maintient la pression et multiplie les procédures pour récupérer Matthew, Hunter, mais aussi, et c’est nouveau, d’autres îlots.
Le Vanuatu vient d’engager une procédure arbitrale en vertu de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM). Il réclame une décision des instances internationales sur la qualification juridique des îles, îlots, récifs et rochers situés entre le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie. Il insiste surtout sur les îles Matthew et Hunter, mais aussi désormais sur l’île Walpole. Précédemment, le Vanuatu avait déposé une requête auprès de la Cour internationale de justice (CIJ). C’est le vice-Premier ministre, nommé « négociateur en chef pour les frontières maritimes, la souveraineté et la décolonisation », qui est en charge du dossier. Selon lui, « Matthew et Hunter font partie du Vanuatu depuis des siècles et appartiennent au peuple ni-vanuatu », soulignant que « la protection de l’intégrité territoriale du Vanuatu est fondamentale pour l’existence même de la nation et pour son droit à l’autodétermination ». Johnny Koanapo ajoute que « nous recourons aux mécanismes juridiques prévus par le système international pour faire valoir nos droits, avec dignité et détermination, face à des héritages coloniaux non résolus ».
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Légende photo : En juillet dernier, Jotham Napat avait réuni certains de ses prédécesseurs pour qu’ils soutiennent son action contre la France. Il est entouré, là , de Sethy Regenvanu, Joe Natuman, Maxime Carlot Korman, Kalkot Mataskelekele, Vincent Boulekone et Barak Tame Sope.
J.D.

