Dans un contexte contraint marqué par une stagnation de ses recettes, la province Sud poursuit ses efforts pour réduire ses dépenses de fonctionnement, mais veut soutenir le « frémissement économique » constaté ces derniers mois. D’autres textes ont également été adoptés hier, comme l’élargissement de l’aide à l’installation de médecins, ou le soutien à des familles en situation difficile avec le dispositif « Bien avec mon école ».
Des recettes en baisse de 3,6 % par rapport à 2025, notamment sur les patentes, une assiette de répartition qui se maintient grâce aux dotations de l’État et des dépenses qui augmentent de 10,5 %, soit 1,2 milliard de francs, en raison du relèvement des postes liés à la protection sociale : un peu plus de deux ans après les émeutes de 2024, le budget de la province Sud continue de s’inscrire dans un contexte très contraint, marqué par une dépendance à l’État.
Un « effet ciseau »
Conséquence, la collectivité se voit dans l’obligation de poursuivre sur la voie de la réduction des dépenses publiques mais se heurte à un effet « ciseau ». « Nos recettes stagnent, grâce à l’aide de l’État car elles seraient sinon en baisse », note la présidente de la province Sud, Sonia Backès, « en revanche les dépenses d’aide médicale et autres dispositifs liés à l’enseignement, à la jeunesse et à l’emploi augmentent. On a déjà fait beaucoup d’efforts ces derniers mois, ces dernières années en matière de baisse de la dépense publique, mais il faut impérativement qu’on continue. » L’objectif : trouver un juste équilibre entre cette contrainte budgétaire et une véritable volonté de reconstruction et d’accompagnement des entreprises qui veulent embaucher.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
IP

