Une mobilisation était organisée lundi matin, à l’initiative du syndicat FO Justice, pour dénoncer les conditions de travail et de détention dans le quartier des mineurs, en travaux depuis un an.
Il l’avait annoncé la semaine dernière. Le syndicat FO Justice a bloqué le Camp-Est lundi matin, dès les premières heures de la journée, afin de dénoncer les conditions de travail des agents. Et plus précisément des agents pénitentiaires en poste dans le quartier des mineurs où ont lieu d’importants travaux actuellement. Une situation qui crée évidemment des nuisances sonores et qui engendre aussi un sentiment d’insécurité avec la présence d’outils divers dans la prison nouméenne. « Les personnels ne sont pas des rustines destinées à compenser les carences structurelles et sécuritaires d’un établissement en ruine. Depuis plus d’un an, les agents du quartier mineur tiennent à bout de bras un bâtiment en travaux, dans des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader », avait ainsi dénoncé le syndicat dans un communiqué diffusé en fin de semaine dernière. Cette mobilisation, qui a réuni une vingtaine de personnes sur le parvis du Camp-Est, se tient notamment à la suite d’un incident survenu dans la nuit du 24 au 25 septembre où des détenus mineurs, provisoirement délocalisés dans un autre secteur, avaient réussi à sortir de leurs cellules après en avoir dégradé les barreaux et les grilles et qui avait conduit la direction à réaffecter les mineurs dans ce quartier en travaux depuis de longs mois.
C.G.

