Avouons qu’en ce moment il ne se passe pas grand-chose en Nouvelle-Calédonie. Je veux dire en matière politique, car pour le reste les évènements familiaux, sportifs ou culturels s’enchaînent et drainent tous un large public, signe que les Calédoniens ont soif de retrouver une vie normale. Une vie normale, c’est une vie où justement on ne leur parle pas politique et où les tracas du quotidien ne sont pas mis sans cesse en avant. C’est trop calme aussi parce que la Nouvelle-Calédonie a quand même retrouvé une certaine stabilité politique et que l’aide de l’État, confirmée par la mission transpartisane, laisse envisager que l’on va peut-être pouvoir sortir de la crise économique et sociale créée par les émeutes de la CCAT de Christian Tein, l’ami du Vanuatu. Il y a donc une lumière au bout du tunnel, et les Calédoniens réclament que, pour une fois, la politique passe au second, voire au troisième plan, de leurs préoccupations. Surtout que, si on peut penser qu’il y a un léger mieux, on n’est toutefois pas encore sorti d’affaire. Il suffit de s’en référer aux prix des carburants ou de l’électricité pour ne citer que ceux-là. Mais donc, goûtons néanmoins cette accalmie, et souhaitons non seulement qu’elle se prolonge mais aussi que les choses, en effet, s’arrangent.
*« C’est trop calme, j’aime pas trop beaucoup ça. J’préfère quand c’est un peu trop plus moins calme », citation de Numerobis (Jamel Debbouze) dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, film d’Alain Chabat (2002).
Lucien Lacombe

