Louis Mapou se rappelle à notre bon souvenir au travers d’un communiqué de trois pages, dans lequel il annonce que la liste « Unis pour le pays » qu’il conduisait aux provinciales de juin dernier entend « bâtir un espace politique commun ».
Le 28 juin dernier, la liste « Unis pour le pays », menée par Louis Mapou en province Sud, a obtenu 3 401 voix, soit 4,13 % des suffrages exprimés. N’ayant pas franchi la barre des 5 %, la liste n’a eu aucun élu. Pour beaucoup, ce score signifiait la fin politique de Louis Mapou, mais aussi et surtout de ces voix de l’UNI-Palika favorables à Bougival et à l’accord Élysée-Oudinot. C’était, à l’évidence, aller vite en besogne. Unis pour le pays (UPP) entend encore peser dans le paysage politique calédonien.
Un constat
L’UPP se livre en effet à des constats plutôt sévères. D’abord, elle juge que la majorité Éveil océanien, Loyalistes et Rassemblement « demeure fragile face à l’ampleur et la gravité des enjeux économiques et sociaux ». Mais la liste est plus abrupte encore au sujet des indépendantistes. « Depuis trois mois, les nouvelles équipes du FLNKS-Nouveau et de l’UNI peinent à faire montre du rôle politique qu’elles comptent jouer dans un moment aussi critique. Loin des discours radicaux d’avant élections, on assiste à un tâtonnement inquiétant de la part du mouvement pour l’indépendance dont les seules apparitions proviennent de l’extérieur. Comme si le mouvement était dans l’incapacité de faire face aux enjeux et aux défis internes. Dont le plus criant, c’est celui de ne plus avoir de perspective sur la question de l’accès à la pleine souveraineté avant les élections présidentielles d’avril 2027. »
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J.D.

