Les lycéens dénoncent le manque de moyens dont souffriraient leurs lycées, mais ils chassent leurs professeurs à grands coups de pied et de bâton ! Voilà la France, voilà l’avenir, voilà la jeunesse gauchiste qui revendique la violence parée des plis du keffieh dont elle ignore totalement ce qu’il signifie. Les lycéens sont dans la rue (et où sont leurs parents ?), cassant, brûlant, détruisant et agressant les personnels de l’Éducation nationale, les policiers et les pompiers. Et comme la plupart sont mineurs, ils ne peuvent être jugés en comparution immédiate (mais quand nous doterons-nous d’une véritable justice des mineurs ?). Leur mouvement et surtout leur violence sont attisés par La France insoumise qui voit là une magnifique occasion de se venger de la France splendide que l’on a admirée place de la Concorde, au Stade de France, à Lourdes et à Metz. Il n’aura donc suffi que quelques jours pour qu’à l’impulsion, et presque à l’initiative de LFI, la France bascule du rassemblement à la division, de la paix à la guerre. Et dans le Sud, les rivières débordent, il pleut à verse, on craint les inondations… Quel dommage que les colères du ciel ne se déversent pas sur toute cette chienlit boutonneuse et à qui un peu d’ordre bien appliqué remettrait les idées en place, pour autant qu’elle en ait, des idées ! « La réforme, oui. La chienlit, non », une petite phrase du général de Gaulle, rapportée à la sortie du Conseil des ministres du 19 mai 1968 par le Premier ministre Georges Pompidou.
Lucien Lacombe

