Le gouvernement veut faire adopter avant le 31 décembre deux réformes structurelles : celle des retraites du secteur privé et celle du Ruamm. Plusieurs textes, déjà déposés au Congrès, vont être remaniés, avant d’être soumis aux élus. Quelles sont toutefois les réformes envisagées ? On fait le point.Â
Retraites du secteur privé et Ruamm. Voilà deux serpents de mer dont le 19e gouvernement a décidé de se saisir, et vite. Deux branches de la Cafat structurellement déficitaires, pour lesquelles des réformes sont appelées à être votées avant la fin de l’année, comme annoncé par Milakulo Tukumuli lors de son discours de politique générale. D’ici trois mois donc. Un délai que le président du gouvernement, par ailleurs en charge des comptes sociaux, juge lui-même « un peu ambitieux. Mais il faut avoir des ambitions », a-t-il plaidé vendredi dernier, au sortir d’une réunion de calage avec les partenaires sociaux.
« Il faut stopper l’hémorragie »
Avec un besoin de financement compris entre 18 à 22 milliards pour le Ruamm et de 15 milliards pour les retraites, l’exécutif estime désormais qu’il n’est plus possible de repousser l’échéance. « Il faut impérativement faire des réformes, soutenables pour nos entreprises, soutenables pour nos populations, néanmoins il faut avancer sur ce sujet », a insisté Milakulo Tukumuli. En 2027, sur les quelque 60 milliards attendus de l’État, « trois cinquièmes » couvriront les besoins des comptes sociaux. En clair, les deux régimes partagent le même problème : une baisse des cotisations sociales, conséquence notamment de la contraction de l’emploi, qui se conjugue à des dépenses en progression constante. Résultat : un déficit qui se creuse d’année en année.
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Légende photo : Milakulo Tukumuli et Christopher Gygès veulent laisser la place au consensus, mais n’hésiteront pas à trancher, si le besoin s’en faisait ressentir.
Béryl Ziegler

