Plusieurs mineurs ont réussi à sortir de leur cellule du Camp-Est en fin de semaine dernière. Un acte qui met en lumière, selon le syndicat FO Justice, plusieurs problèmes au sein de l’établissement.
Une tentative d’évasion avortée ? Dans la nuit de jeudi à vendredi, des détenus mineurs du Camp-Est ont réussi à sortir de leurs cellules, après en avoir dégradé les barreaux et les grilles, a-t-on appris par le syndicat pénitentiaire FO Justice dans un communiqué. « Les circonstances précises de cet incident restent à déterminer. Fort heureusement, aucune conséquence plus grave n’est à déplorer : ni mise en danger des rondiers, ni atteinte à la sécurité de l’établissement, ni tentative d’évasion », assure le syndicat.
Ces mineurs occupaient le secteur dit « SG1 » qu’à titre provisoire. « La délocalisation temporaire des mineurs dans ce secteur d’hébergement fait suite à une mesure prise dans l’urgence par la nouvelle direction, afin de préserver la santé physique et psychologique des agents du quartier des mineurs, face à un environnement de travail digne d’un chantier en construction », détaille FO Justice, qui pointe des « zones insuffisamment éclairées », des « zones non couvertes par la vidéosurveillance » et des « dispositifs de sécurité vulnérables ».
Le syndicat rappelle que 75 % des secteurs d’hébergement sont installés dans des conteneurs maritimes. « Le centre pénitentiaire de Nouméa doit continuellement composer avec des infrastructures dont les limites sont connues de tous […] Il ne s’agit plus seulement de réparer, renforcer ou bricoler l’existant. Il est impératif de construire un nouvel établissement sur Nouméa », réclame FO Justice.
J.-A.G.-L.

