Eh bien oui, si l’on en croit le classement PISA de l’OCDE. Le PISA, c’est le Programme international pour le suivi des acquis des élèves, un ensemble d’études mené tous les trois ans qui vise à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et partenaires de l’Organisation de coopération et de développement économiques. La France est 27e, et la situation est catastrophique. Un élève de 15 ans sur cinq, soit 21 %, ne sait ni lire ni compter. Or qui ne sait pas lire, ne sait pas penser. Le ministre de l’Éducation nationale a mis en cause les réseaux sociaux ; sans doute, mais c’est trop facile. Parce que les vraies causes de l’abêtissement de nos enfants sont connues : suppression des notes et du redoublement, disparition du latin, du grec, de l’apprentissage, de la grammaire comme de l’éducation civique, appauvrissement du niveau du brevet des collèges pour que tout le monde le décroche, de même pour le baccalauréat accordé à neuf élèves de terminale sur dix, et ainsi personne ne pleure plus devant les panneaux d’affichage, et les parents font semblant d’être fiers ! Notre système tout entier, de la maternelle aux masters, est une catastrophe, mais sous la pression des syndicats, tout le monde regarde ailleurs. Et ce n’est pas avec l’IA que ça va s’arranger, bien au contraire. Il y a désormais l’intelligence artificielle qui côtoie, sur les bancs de l’école, la bêtise naturelle !
Lucien Lacombe


