Les membres de la mission transpartisane rentrent les uns après les autres, avec le sentiment d’une mission accomplie. Il faut maintenant mettre en œuvre ce qui a été promis et annoncé, et le diable se cache dans les détails.
À Paris, chez les interlocuteurs de la mission transpartisane conduite par Milakulo Tukumuli, le consensus aura été politique, chez le Premier ministre comme au Sénat et plus encore à l’Assemblée. Les techniciens, en revanche, se sont montrés souvent réticents, jusqu’à devenir, à en croire Christopher Gygès, « des petits bâtons dans les roues ». Invité de Radio Rythme Bleu ce mardi, le membre du gouvernement en charge de l’économie et de la fiscalité souligne ainsi qu’« il y avait une petite musique qui commençait à s’installer par Bercy ». À l’intérieur, un refrain légèrement redondant selon lequel « les Calédoniens étaient des enfants gâtés, les Calédoniens ne faisaient pas de réformes, les Calédoniens ne faisaient que prendre l’argent de la France ». « Il était donc important de montrer que nous aussi, on faisait des réformes », insiste le vice-président. « On faisait des réformes qui étaient largement supérieures à ce qui était fait en Métropole. »
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J.D.

