Dans sa déclaration de politique générale, Milakulo Tukumuli n’a consacré que quelques lignes au nickel, qu’il désigne toujours comme « la colonne vertébrale » de l’économie calédonienne. Il a toutefois eu quelques mots sur les repreneurs.
Sur le terrain de l’or vert, poumon économique du Caillou, le président du gouvernement reconnaît une embellie : « Le cours remonte et la production progresse ». Toutefois, il évoque cette évolution « sans triomphalisme et sans fatalisme », rappelant au passage que la recherche de repreneurs pour les trois usines métallurgiques « se poursuit toutefois dans un marché mondial durablement saturé », faisant ici référence, sans la citer, à la concurrence indonésienne qui continue d’inonder le marché, malgré les quotas de production mis en place par les autorités locales. Et le président du gouvernement d’ajouter que « personne ici ne peut promettre ce qui ne dépend pas que de nous ». Un clin d’œil aux négociations en cours, menées sous le sceau du secret pour les trois usines du territoire. Et pour lesquelles la Nouvelle-Calédonie n’est pas la seule décisionnaire.
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Légende photo : Les trois usines métallurgiques cherchent des repreneurs, tout du moins pour une partie de leur capital : 49 % pour KNS, 66 % pour la SLN, et 74 % pour Prony Resources.
B.Z.

