Le gouvernement a dévoilé les résultats de son analyse sur la campagne de faux SMS signalant des contraventions. Derrière ces messages se cache un dispositif conçu pour dérober des données bancaires en temps réel.
L’alerte avait été lancée le 31 juillet par le gouvernement, la Police nationale et l’OPT-NC. Les messages usurpaient l’identité de service-public.nc et de la direction des Finances publiques, en annonçant une fausse amende, avec menace de poursuites et réduction en cas de paiement rapide.
L’analyse technique de la direction du Numérique et de la modernisation montre que ce scénario repose sur un « kit de fraude clé en main », commercialisé dans des réseaux cybercriminels internationaux. Des campagnes similaires ont été repérées ces dernières semaines « dans une dizaine de pays répartis sur plusieurs continents ». La Nouvelle-Calédonie n’est donc pas une cible isolée.
Des données captées en temps réel
Le faux site ne réalise « aucune vérification réelle » : quelle que soit la plaque d’immatriculation renseignée, le même montant d’amende apparaît. Plus inquiétant, les premiers chiffres de la carte bancaire sont transmis à distance avant même la validation du formulaire.
Un opérateur peut alors lancer une véritable transaction, tandis que la victime reçoit une fausse demande de code par SMS ou via son application bancaire. Le procédé peut ainsi contourner la double authentification.
Les conclusions ont été transmises à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information ainsi qu’à l’OPT-NC afin d’étudier un renforcement du filtrage des réseaux.
ILR
Ne jamais cliquer sur le lien
Le gouvernement rappelle de ne jamais cliquer sur un lien reçu par SMS annonçant une amende, ni communiquer ses coordonnées bancaires ou un code de validation suite à la réception d’un message non sollicité. Les personnes ayant saisi leurs informations sur un site suspect doivent contacter leur banque pour faire opposition et déposer plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Face à des sites et numéros qui évoluent rapidement, les autorités appellent à maintenir « un niveau élevé de vigilance ».



