Face au blocage historique qui paralyse la desserte des Îles Loyauté depuis plus de cinq mois, le nouveau président du gouvernement a choisi la voie de la concertation directe, en allant à la rencontre des collectifs et les chefferies jeudi à Lifou. En proposant de bâtir le futur schéma global de mobilité avec les usagers, l’exécutif tente d’éteindre un conflit devenu intenable.
C’est le dossier le plus brûlant et le plus symbolique du début de mandat de Milakulo Tukumuli. Jeudi 6 août, moins d’une semaine après son installation et la répartition des secteurs au sein de l’exécutif, le nouveau président du gouvernement calédonien — également en charge du portefeuille des transports — s’est rendu à Lifou. Son objectif : faire face à une crise majeure qui empoisonne le quotidien des insulaires depuis plus de cinq mois.
Au cœur de la contestation se trouve le projet de transfert des vols d’Air Calédonie vers l’aéroport international de Tontouta, perçu par les populations comme un facteur d’isolement et de surcoût des transports. Face à la fermeture répétée des aérodromes d’Ouvéa, de Maré et de Lifou, le chef de l’exécutif a choisi de se rendre directement au quartier général du comité de coordination coutumière Ne Drehu, à Wanaham. Durant plus de deux heures d’échanges avec les représentants locaux, rejoints en visioconférence par les collectifs des autres îles, il a écouté des usagers déterminés mais désireux d’obtenir des garanties concrètes.
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E.F.



