Le nouvel exécutif n’a pas perdu de temps. À peine élus au Congrès, les onze membres du 19e gouvernement se sont retrouvés pour désigner leur président et leur vice-président. Sans grand suspense, là encore, Milakulo Tukumuli a pris la tête de l’exécutif.
Une heure après avoir été élus au Congrès, les onze membres du 19e gouvernement étaient convoqués dans leur institution pour élire leur président et leur vice-président. La séance, présidée par le doyen d’âge, Gilbert Tyuienon, s’est tenue dans la salle des délibérations de l’exécutif, située dans l’ancien CHT Gaston-Bourret. Sans surprise, une fois encore, Milakulo Tukumuli y a été élu par six voix sur onze, devançant Gilbert Tyuienon, le candidat des indépendantistes, qui en a obtenu cinq. Le président de l’Éveil océanien succède ainsi à Alcide Ponga, conformément au pacte de gouvernance scellé entre son parti et la coalition Loyalistes-Rassemblement au lendemain des provinciales.
« On n’a pas une minute à perdre »
Et comme l’a précisé Milakulo Tukumuli au sortir de son élection, « la mission de ce nouveau gouvernement est assez simple. Elle consiste à réformer notre pays. Et donc c’est ce que je vais m’attacher à faire dans les prochaines minutes ». Un déjeuner entre les onze membres était d’ailleurs prévu dans la foulée pour discuter des portefeuilles. « On n’a pas une minute à perdre, parce que la situation est grave, a précisé le président. Ça fait un moment qu’on attend la respiration démocratique. Je rappelle que les élections se sont tenues il y a un mois. La séquence politique et institutionnelle se termine définitivement aujourd’hui, parce qu’on a un président et un vice-président. Les institutions sont définitivement installées. Il faut maintenant se mettre au travail. »
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B.Z.



