C’est ce matin qu’a lieu l’élection du 19e gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, ou plus précisément de ses onze membres. Dernier acte de l’élection provinciale du 28 juin dernier, ce scrutin ne sera qu’une formalité : la composition de l’exécutif est déjà connue à l’avance.
Trois semaines après l’élection de Virginie Ruffenach à la présidence du Congrès, les élections provinciales jouent leur dernière partition. Les élus du Congrès sont convoqués à 9 heures dans l’hémicycle pour procéder à l’élection des membres du gouvernement. Les quatre groupes, Les Loyalistes, Le Rassemblement, Kanaky NC (ex UC-FLNKS) et UNI, ont dévoilé leurs listes (voir encadré). Ce matin, l’élection se fait au scrutin proportionnel à la plus forte moyenne. Le quotient électoral s’établit à 4,9 (54 conseillers pour 11 sièges), soit cinq voix minimum pour obtenir un siège. Concrètement, chaque conseiller vote pour une liste dans son intégralité, à bulletin secret. Les sièges sont ensuite répartis entre les listes selon le nombre de suffrages obtenus, puis attribués aux candidats dans l’ordre où ils figurent sur chacune d’elles. Si, en dépit de ce premier calcul, des sièges restent à répartir, alors la règle de la plus forte moyenne s’applique.
Un résultat connu à l’avance
Au vu du pacte de gouvernance scellé début juillet entre l’Éveil océanien et la coalition non-indépendantiste (Les Républicains calédoniens de Sonia Backes, Le Rassemblement de Virginie Ruffenach et Alcide Ponga, le Mouvement populaire calédonien de Gil Brial et Générations.nc de Nicolas Metzdorf), aucune surprise n’est attendue. De fait, cette alliance leur assure la majorité dans les institutions, avec 28 sièges sur 54 au Congrès et six sièges sur onze au gouvernement. Concrètement, la liste Les Loyalistes devrait obtenir quatre fauteuils, et la liste présentée par Le Rassemblement, intégrant l’Éveil océanien, deux.
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Béryl Ziegler



