Contre toute attente, le tribunal correctionnel de Nouméa a prononcé la relaxe de dix militants indépendantistes poursuivis pour leur implication présumée dans les violents affrontements avec les gendarmes au carrefour de Sarraméa, lors des émeutes de 2024, au cours desquels une quarantaine de militaires avaient été blessés.
C’est un jugement qui a de quoi surprendre et dont les motivations, exposées dans la décision, seront à n’en pas douter scrutées de près. Contre toute attente, le tribunal correctionnel de Nouméa a désavoué le parquet et prononcé la relaxe générale de dix prévenus originaires de Canala et de Kouaoua pour leur implication présumée dans le mouvement insurrectionnel de 2024 et, plus précisément, dans les violences à l’encontre des forces de la gendarmerie à Sarraméa.
L’opération vire au calvaire
Remontons le temps : le 28 juin 2024, une semaine à peine après l’arrestation et la mise en examen des principaux leaders de la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain), dont Christian Tein, plus de 200 militants indépendantistes se positionnent au carrefour de Sarraméa, au milieu d’un dédale de chicanes, de voitures calcinées, de végétation coupée et d’amas de terre.
Sur les ordres de leur hiérarchie, qui leur avait demandé de dégager la RP5 et de repousser les « adversaires » vers la côte Est, une soixantaine de gendarmes avancent en colonne. L’opération va virer à la catastrophe.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



