Un champignon peut-il remplacer un bidon de pesticide ? Avec le projet PARSANOVA, qui s’achèvera fin 2028, la Chambre d’agriculture et de la pêche parie sur des moyens naturels pour réduire l’utilisation des produits phytosanitaires dans la culture de la patate douce et du squash.
Un tube stérile, une racine minuscule, et déjà une promesse : celle d’une patate douce qui n’aura connu ni maladie ni nuisible, et qui par conséquent n’aura pas besoin d’être aspergée de pesticides. À Nouméa, le laboratoire Aura Pacifica produit, entre autres, des vitroplants de patate douce, dont le but est d’être « exempts de virus », résume Mathieu Favoreu, représentant du laboratoire. Cette expérimentation est l’un des piliers du projet PARSANOVA (Plan d’action pour la réduction de substances actives et le développement durable), présenté hier à Nouméa par la Chambre d’agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie (CAP-NC), et dont l’ambition tient en une phrase : réduire durablement l’utilisation des pesticides en cultures de patate douce et de squash.
Couper le mal à la racine
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Béryl Ziegler



