Les urnes ayant dit ce qu’elles avaient à dire, et leur sentence étant irrévocable, il faut désormais se mettre au travail. Et l’on sait ce qu’il faut faire : engager enfin la relance économique qui permettra des politiques sociales, et examiner la situation ainsi créée par le FLNKS et le Parlement de rejeter Bougival. Une œuvre colossale et un travail d’Hercule qui ne seront envisageables, et qui plus est réalisables, que si la Nouvelle-Calédonie trouve enfin la stabilité qui lui fait défaut depuis longtemps, mais plus encore depuis les émeutes. Cette stabilité qui ouvre des perspectives, c’est très précisément ce qu’ont demandé les Calédoniens au travers de leur vote du 28 juin. Une demande, sinon une exigence, à laquelle il faut maintenant répondre. Et cette stabilité si nécessaire n’a d’avenir que si elle est portée, construite et protégée par une majorité, non pas forcement une majorité d’idées ou de convictions, ça serait sans doute plus difficile à construire, mais avant tout une majorité de gestion. Il est donc de la responsabilité de ceux qui ont été élus le 28 juin, non seulement de définir et de trouver cette majorité, mais de faire en sorte de la faire reposer sur des bases solides, voire pérennes. Il faut donc quelques ingrédients pour y parvenir : de la bonne volonté, un peu de courage, le sens des responsabilités et celui de l’intérêt général. Après tout ce que nous avons vécu, cela peut sans doute se trouver.
Nicolas Vignoles



