Depuis plus de quarante ans, le bulbul inquiète toutes les populations océaniques. A Wallis, sa présence est récente, mais elle fait déjà des ravages dans les cultures. Qu’en est-il de la Nouvelle-Calédonie ? La société calédonienne d’ornithologie appelle à la vigilance des populations.
Comme beaucoup d’espèces envahissantes ici, il se raconte que l’histoire du Bulbul commence par une imprudence : une cage laissée ouverte… et un envol vers l’ailleurs. Cet ailleurs, il se situe plus précisément dans le Sud de l’île, entre Boulouparis, Nouméa, Païta, et même depuis peu jusqu’à la Tontouta. Introduit en Nouvelle-Calédonie en 1983, l’oiseau, de son nom scientifique Pycnonotus cafer, s’est progressivement installé au point d’être désormais considéré comme une espèce exotique envahissante prioritaire. « Il y a eu un effet boule de neige, raconte Liliane Guisgant, membre de la Société calédonienne d’ornithologie (SCO). Les oiseaux se reproduisent vite, alors leur nombre augmente de manière exponentielle. » Tant et si bien que désormais, personne n’est capable de recenser précisément la densité de cette population.
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Jade Esposito



